Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
dreamcatcher

"On peut allumer une bougie sur le nez d'un homme, mais on ne peut pas le forcer à ouvrir les yeux et voir la flamme"

Publicité

Petite critique de la société: la balance

Petite critique de la société: la balance

Dès le plus jeune age, on doit avoir connaissance des règles qui régissent la société. Celle-ci peut être découpé en plusieurs cercles dont chaque individu en est le centre. Le premier est le nôtre. Il contient notre "intimité". Le second s'agit généralement de la famille et proches. Ensuite viennent les amis, les camarades, les simples connaissances, etc. Notons que ces cercles sont plus ou moins restreints selon l'individu en question et que chacun d'eux suit des lois spéciales. Nous allons ici étudier une sorte de principe que l'on retrouve dans plusieurs cercles, et notamment avec notre groupe de pairs, c'est-à-dire nos semblables.

On remarque très vite que l'Homme est naturellement attiré par la vie en groupe. Dès ses premières années, il se rassemble en tribu et établi une hiérarchie. Il existe donc luttes de pouvoir, respect du plus forts, et mis en places de règles rustiques. Au fil du temps, l'Homme se civilise et domine les éléments. Il est le maître et modèle du reste du monde. Pourtant, il reste très attaché au regard de ses pairs et à leurs opinions. L'aliénation est toujours mal ressentie.

Observons le cas d'un adolescent, puisque c'est celui que je connais le mieux. Pour s'intégrer dans un groupe, à la rentrée des classes par exemple, il faut l'accord des membres les plus influents du groupe en question. Et pour ce faire, il a besoin d'avoir des qualités spéciales et d'obéir aux règles pré-établies. L'une d'elles est la loi du silence.

Généralement appelée "solidarité" par les adolescents, elle se retrouve très souvent, et en toute circonstance. il s'agit essentiellement de se liguer contre l'autorité scolaire ou autre en se taisant, en supportant les élèves responsables, et j'en passe... L'adolescent échange donc son silence contre un regard plus aimable (et de temps en temps totalement hypocrite) de ses pairs ainsi que leur attention. Ce chantage permet ainsi de favoriser toute sorte de triche, dont le copiage, et les abus de groupe.

La punition en cas de "violation" de ces règles est, le plus souvent, un silence et un regard noir décoché au fautif. La tension s'élève; l'atmosphère s'alourdit. L'élève est rejeté par les autres et est esseulé. Certains prennent aussi la liberté de le couvrir d'insulte ou de lancer derrière lui un "Balance" chargé de rancune. Le but est de lui faire ressentir l'ampleur et la gravité de ses actes en espérant les lui faire regretter. Les individus les plus solides résistent à l'assault tandis que les autres plongent droit dans le remord.

L'injustice gagne de plus en plus de pouvoirs dans le milieu (dans ce cas, l'école). En effet, "tant que personne ne dit, personne ne sait". Ce principe, bien que révoltant et stupide en lui-même, semble très prisé chez les jeunes d'aujourd'hui et s'étend également chez les adultes.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article